Connexion
LA LETTRE DE MON NOTAIRE - N°55 - OCTOBRE 2009 - Les intérêts de la donation au dernier vivant Imprimer Envoyer
La lettre de mon notaire n°55 - octobre 2009 - Les intérêts de la donation au dernier vivant
Les bâtiments d'habitation anciens, achevés après le 1er septembre 1948, peuvent désormais bénéfi­cier d'un nouveau label : « haute performance énergétique rénova­tion ». Ce label garantit le respect des exigences de la réglementation thermique des bâtiments, le respect d'un niveau minimal de perfor­mance énergétique globale et de confort d'été, et définit les modalités de contrôle.
Pour réduire votre ISF
L'ISF à payer en 2010 sera calculé sur la valeur de votre patrimoine au 1er janvier 2010. Il vous reste donc encore quelques mois pour prendre les mesures adéquates pour minimi­ser l'impôt. Votre notaire, spécialiste du patrimoine et de la famille, peut vous aider à réaliser votre projet en toute sécurité. Consultez-le.
Infos utiles
L'administration fiscale a récem­ment rappelé que l'exonération de la plus-value immobilière reste acquise si la cession de la rési­dence principale intervient dans des délais normaux. Cette notion est une question de fait, qui s'apprécie au regard de l'ensemble des cir­constances de l'opération : marché immobilier, caractéristiques du bien cédé, diligences faites pour sa mise en vente, ...
La donation au dernier vivant pré-sente-t-elle encore un intérêt ?
La donation au dernier vivant reste un instrument très efficace pour offrir au conjoint survivant une protection sur mesure.
D'abord, elle permet de bénéficier d'une option entre des droits en pro­priété, des droits en usufruit et une quotité mixte : un quart des biens successoraux en propriété et le reste en usufruit.
Ensuite, elle permet au conjoint survi­vant de choisir les biens sur lesquels vont s'exercer ses droits. Celui qui, par exemple, a des revenus person­nels importants pourra n'accepter l'usufruit que d'une partie des biens successoraux et laisser la jouissan­ce des autres biens à ses enfants. Il conserve ainsi son cadre et son train de vie, tout en donnant un coup de pouce à la jeune génération.
une partie de leur patrimoine aux profits de leurs enfants. Il ne faut pas non plus perdre de vue que le droit des successions a beaucoup changé en 2001 et 2006. Ne pas tenir compte de ces chan­gements pourrait conduire à des si­tuations paradoxales où la donation au dernier vivant, censée protéger le survivant, conduirait à un blocage.
Qu'en est-il en présence d'enfants non communs ?
Dans les familles recomposées, la loi n'accorde au conjoint survivant qu'un quart de la succession en propriété. La donation au dernier vivant permet de lui donner plus ou autre chose : des droits en usufruit par exemple. C'est une solution équilibrée puis­que le conjoint survivant conserve la jouissance des biens qui lui sont donnés et que, à son décès, ces derniers reviendront à ses beaux-en­fants en franchise d'impôt. Il faut toutefois être prudent car, si le conjoint survivant et les enfants is­sus d'une précédente union ne s'en­tendent pas, l'usufruit peut très vite devenir un véritable piège.
Et si, après avoir signé la dona­tion, les époux divorcent ?
La crainte d'un divorce n'est pas une bonne raison pour ne pas faire de donation entre époux. Aujourd'hui, la loi prévoit que le prononcé du di­vorce entraîne automatiquement la révocation de la donation au dernier vivant.
Votre notaire se tient à votre dispo­sition pour vous aider à protéger au mieux votre conjoint et adapter la do­nation à votre situation personnelle. Si vous n'avez pas de notaire, consultez www.notaires.fr pour trouver les coordonnées de celui qui est le plus proche de chez vous.
La lettre de mon notaire n°55 - octobre 2009 - Les intérêts de la donation au dernier vivant
Quel conseil donner aux couples qui se sont déjà consenti une do­nation au dernier vivant ?
Pour être efficace, la donation au der­nier vivant doit être adaptée en per­manence à l'évolution de la situation familiale et patrimoniale des époux. Les choix faits au début du mariage ne sont peut-être plus en phase avec les besoins des époux qui arrivent à la retraite ou souhaitent faire glisser