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Actualités juridiques

NOUVEAU DISPOSITIF D’ACCESSION A LA PROPRIETE

            Le Président de la République a présenté le nouveau dispositif d’accession à la propriété du projet de loi de Finances pour 201, remplaçant le dispositif fiscal de déduction des intérêts d'emprunt.

Trois axes  de réforme :

-       encourager la démarche d'épargne préalable au moyen d'un plan épargne logement (PEL)

-       renforcer le prêt à taux zéro (PTZ) et maintenir les aides personnelles au logement pour sécuriser les familles face aux accidents de la vie.

-       soutenir davantage les projets portant sur les logements répondant à la norme BBC (bâtiment basse consommation).

La réforme simplifie les aides en n'en gardant que trois : le PEL, le PTZ, et les APL-AL Accession.

Les aides accordées dans le nouveau PTZ tiendront compte du marché à travers :

-       une action sur les zones de tensions du marché

-       une prise en compte des situations de chaque territoire

-       des prix et des surfaces de référence du marché

-       une incitation à l'acquisition en zone A (les plus chères) dans le neuf, dans des territoires où le déficit de logement est important pour faire du PTZ

-       un rééquilibrage au profit de l'ancien en zone C, pour revitaliser les centres bourgs.

L'objectif est de favoriser l'accédant modeste : "plus l'accédant est modeste, plus la durée de remboursement possible est importante : elle varie de 5 ans pour les ménages les plus aisés à 30 ans pour les ménages les plus modestes".

 
CONJONCTURE IMMOBILIERE SEPTEMBRE 2011

Le volume de ventes a atteint ces deniers mois un bon niveau, tant dans le neuf que dans l'ancien, même si un fléchissement du neuf se fait sentir, surtout pour le "tout venant" dans les lieux acceuillant beaucoup de programmes neufs. Il faut noter que les programmes bien placés à des prix abordables se vendent bien. Vous trouverez quelques exemples ci-dessous.

En ce qui concerne l'ancien différents constats :

Pour les maisons la recherche des acquéreurs potentiels se concentre sur les biens aux alentours de 200000€. Des ventes à des prix plus élevée ont bien sûr lieu.

Pour les appartements, de grandes disparités selon l'époque de construction. A Saint-Nazaire le "reconstruction" se vend à des prix assez bas. Le prix des appartements plus récents se maintient.

Pour les terrains, beaucoup de ventes de petits terrains à petits prix.

Quelques exemples de prix réels constatés actuellement :

SAINT NAZAIRE ST MARC/MER : maison BBC neuve sur plans T3 80m² sur 229m² et garage 217000€ + commission + frais d'acte

SAINT NAZAIRE ST MARC/MER : maison 3ch bon état sur 278m² 230000€ + commission + frais

SAINT NAZAIRE VILLENEUVE : appartement 62.50m² + parking 110000€ + commission + commission

 
ARRETE MUNICIPAL ANTI OGM VALIDE EN JUSTICE

PREMIERE EN FRANCE !: La justice a validé l'arrêté municipal de la commune du Thor qui refuse la culture OGM sur son territoire. De quoi faire germer des idées chez les maires qui sont contre les cultures d'organismes génétiquement modifiés (OGM) sur leur territoire. 

Selon une information de l'AFP, la commune du Thor, « vient de voir consacré par la justice administrative son droit à s'opposer aux OGM, aux termes d'un jugement du tribunal administratif de Nîmes ». 

 
BAIL D'HABITATION : SURFACE HABITABLE OBLIGATOIRE !

L'article 78 de la LOI n° 2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion modifie l'article 3 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986.

Il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le contrat de location précise la surface habitable de la chose louée.»

 
PROMESSE DE VENTE A LONG TERME : ACTE AUTHENTIQUE OBLIGATOIRE !

L'article 116 de la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion instaure dans le Code de la construction et de l'habitation (CCH) une nouvelle variété d'actes requérant la forme authentique.

En effet, l'article L. 290-1 de ce code énonce que « Toute promesse de vente ayant pour objet la cession d'un immeuble ou d'un droit réel immobilier, dont la validité est supérieure à dix-huit mois, ou toute prorogation d'une telle promesse portant sa durée totale à plus de dix-huit mois est nulle et de nul effet si elle n'est pas constatée par un acte authentique, lorsqu'elle est consentie par une personne physique. »

 

"La lettre de mon notaire" n°57 de décembre 2009 est disponible
Dossier: "Quelle garantie pour une prêt immobilier?"
La letre de mon notaire
Toutes les éditions sont disponibles ici

EXTENSION DE LA PROPRIETE IMMOBILIERE "SOLIDAIRE" Imprimer Envoyer

Un décret du 20 mars 2009 étend aux logements les plus sociaux (PLUS, PLAI) le dispositif de l'usufruit locatif, jusqu'à maintenant réservé aux logements PLS. Un propriétaire privé peut, pour un logement neuf ou ancien, céder son droit d'usage à un bailleur social ou à une association agréée, en contrepartie d'un capital immédiatement disponible avec un régime fiscal favorable. Le bailleur social mettra le bien sur le marché locatif et assurera la gestion de ce bien ainsi que son entretien courant.Grâce à ce dispositif, on développe l'offre locative à destination des publics les plus fragiles et on se dote d'outils mieux adaptés pour réduire la vacance.

 

Qu'est-ce que le dispositif propriété solidaire fondé sur l'usufruit locatif social ?

Il consiste en un démembrement temporaire du droit de propriété : la nue-propriété appartient à un propriétaire privé, l'usufruit est acquis par un bailleur social qui perçoit l'intégralité des loyers. A la signature de la convention d'usufruit, le bailleur usufruitier verse un capital au propriétaire, en contrepartie du droit d'usage du bien. La convention d'usufruit doit être établie pour une durée minimale de 15 ans et ne peut excéder 30 ans. Les prêts les plus sociaux (PLUS, PLAI) peuvent financer l'acquisition de l'usufruit.

Quelle est la nouveauté du dispositif « propriété solidaire » ?

La nouveauté consiste à ouvrir l'usufruit au logement de publics ayant des ressources modestes, voire très modestes (minima sociaux).

Quels types de biens sont concernés ?

L'usufruit locatif social concerne aussi bien le neuf que l'ancien.

  • dans l'ancien : Les biens existants vacants.
  • dans le neuf : Des logements neufs bénéficiant de financements PLUS et PLAI.

Quels sont les avantages de ce dispositif ?

Pour les bailleurs sociaux : Mise à disposition d'une offre locative supplémentaire à des publics modestes, favorisant ainsi une plus grande mixité sociale.

Poour le propriétaire :

- Il fait un geste de solidarité pour contribuer à l'augmentation de l'offre de logements.

- Il perçoit immédiatement un capital (le montant évalué de l'usufruit) qui, dépendra de la situation et de l' état du bien, sans se départir de la propriété de son bien à moyen terme.

- Il n'a pas à assumer la gestion et l'entretien du bien, ni le risque locatif, à la charge de l'usufruitier. Seules les grosses réparations définies par l'article 606 du code civil demeurent à sa charge.

- Il bénéficie d'un régime fiscal favorable: ne touchant pas de revenus fonciers sur ce bien le nu-propriétaire n'est pas imposé à ce titre et il est exonéré de taxe foncière sur les propriétés bâties. Si le nu-propriétaire est assujetti à l'Impôt de Solidarité sur la Fortune, l'immeuble n'est plus comptabilisé dans son patrimoine le temps de la convention.

Pour le bailleur usufruitier :

- Les avantages fiscaux attachés au logement social, TVA à 5,5% et exonération de Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties (TFPB), permettent de réduire le coût de l'investissement.

Que se passe-t-il à l'issue de la convention d'usufruit ?

A l'issue de la convention d'usufruit, le nu-propriétaire reprend son bien en pleine propriété tandis que le bailleur usufruitier doit proposer une solution de logement au locataire. Le bail qui lie le locataire occupant avec l'usufruitier prend fin de plein droit au plus tard à la date d'extinction de l'usufruit. Six mois avant la fin de l'usufruit, le nu-propriétaire doit choisir entre :

- proposer un nouveau bail à l'occupant. Celui-ci sera conforme aux dispositions de la loi du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs.

- donner congé pour vendre le logement ou pour l'occuper.

Si un nouveau bail n'est pas conclu et si le locataire occupant remplit les conditions de ressources fixées par décret, trois mois avant la fin de l'usufruit, l'usufruitier propose au locataire un logement correspondant à ses besoins et possibilités.

Si le locataire occupant qui n'a pas conclu de contrat n'accepte pas l'offre de relogement de l'usufruitier, il est déchu de tout titre d'occupation sur le logement à l'expiration de l'usufruit.

L'usufruitier a l'obligation de conserver le bien en bon état et prend à sa charge les travaux d'entretien. Le propriétaire récupère son bien dans son état d'origine. Si des travaux d'améliorations ont eu lieu, il en bénéficie sans avoir à payer quoi que ce soit.

Est-t-on libre de choisir la durée de cession d'usufruit ?

C'est le propriétaire qui choisit la durée (au minimum 15 ans). Plusieurs critères pourront influer dans ses discussions avec l'usufruitier, en particulier l'état du bien et les travaux nécessaires pour le louer dans de bonnes conditions : moins il y aura de travaux, moins la durée sera longue ; plus il y aura de travaux, plus la durée est susceptible d'être allongée afin de permettre à l'usufruitier d'amortir les travaux qu'il aura financés.

Que se passe-t-il si le propriétaire vend son bien à l'expiration de l'usufruit ?

Il est exonéré de la plus-value puisque l'immeuble est détenu depuis plus de 15 ans.

A qui s'adresser ?

Bailleurs sociaux, associations d'insertion pour le logement habilités à produire du logement social», UNPI, Notaires, agents immobiliers et administrateurs de biens (FNAIM, UNIS).